Le géo-économiste Mahfoud Kaoubi nous parle aujourd’hui dans sa chronique « Eco Rubrique » de l'investissement dans le secteur minier, traduit en Algérie par un ensemble d'investissements à l'est comme à l'ouest, au nord comme au sud. Mais le projet phare est inauguré aujourd'hui : c'est celui de Gara Djebilet. Il s'agit d'un gisement, l'un des plus importants dans le monde, dans le minerai du fer.
Un fer qui était impossible à exploiter depuis la découverte de ce gisement, précisément en 1952. L'équation était impossible pour plusieurs raisons, à la fois technique, qu'économique, que géographique et géostratégique. Mais l'impossible n'étant pas algérien, les pouvoirs publics depuis 2014 ont mis tous les moyens pour résoudre cette triple contrainte.
A commencer par la contrainte technique. Un partenariat algéro-chinois a pu quand même résoudre la contrainte technique. L'investissement important entamé dans la réalisation de la voie ferroviaire a rendu le contact entre la partie nord et le gisement beaucoup plus rapide possible et économique. Ce qui s'est traduit par une possible exploitation du gisement.
Pour cela, le trésor public, bailleur de fond, celui qui a financé le projet de la réalisation de cette voie ferrée qu'il faut le rappeler a été réalisé dans un délai record, a pu, à travers la mobilisation de plus de 3,5 milliards de dollars, rendre l'exploitation possible et rendre justement ce gisement une locomotive pour toute une région, parce qu'il s'agit de réaliser un pôle de développement régional appelé « Pôle Bechar Tindouf ».