Crise entre Alger et Bamako : Choguel Maïga, de la rupture au mea-culpa

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Cette semaine, une lettre a fuité des murs de la prison de Koulikoro, provoquant une onde de choc qui a traversé le fleuve Niger jusqu'aux rives de la Méditerranée. Son auteur ? Choguel Kokalla Maïga. L'ancien Premier ministre malien, l'homme qui fut pendant trois ans le visage de la ligne dure de la junte malienne, le tribun de la souveraineté retrouvée et l'artisan du divorce entre Bamako et Alger. 

Mais dans cette missive adressée au président algérien Abdelmadjid Tebboune, l'heure n'est plus à la confrontation. Celui qui dénonçait autrefois l'Accord de paix d'Alger et accusait à tort bien sûr l’Algérie de soutenir le terrorisme fait volte-face et parle désormais de 'liens de sang', de réconciliation et de 'fraternité nécessaire'. 

-S'agit-il d'un acte de contrition sincère d'un homme d'État qui voit son pays s'isoler chaque jour un peu plus ? 

-Est-ce une manœuvre de survie politique d'un prisonnier cherchant des alliés à l'extérieur ? 

C’est ce revirement spectaculaire que nous avons décrypté dans le numéro de Grand Angle d’aujourd’hui intitulé Crise entre Alger et Bamako : Choguel Maïga, de la Rupture au Mea culpa. 

Pour en débattre, il y a avec nous aujourd’hui : -Ahmed Bensaada, analyste politique et auteur de plusieurs ouvrages et articles. Ahmed Bensaada est en direct depuis Oran