Lors de son discours annuel sur la situation de la Nation devant le Parlement, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a dressé un réquisitoire contre les politiques économiques appliquées ces quarante dernières années.
La « rhétorique néolibérale » a « asservi » le Burkina Faso en imposant l’idée que l’État ne devait pas s’impliquer dans la production de biens et services, a-t-il dit, fustigeant « les méthodes dévastatrices » ayant conduit à « détruire le secteur productif public ».
Cette approche, souvent dictée par les institutions financières internationales, est désormais obsolète, a clamé Ouédraogo annonçant que l’État va assumer « rôle régalien » en exerçant une autorité directe sur les secteurs stratégiques du développement. « Nous y parviendrons ensemble avec le peuple burkinabè souverain ».